Conférences

 Les conférences du 1er semestre 2018 :

Conférences à la Nef- Place du Théâtre  18h15 à 20h00

Entrée libre
  1. Jeudi 1er février / Jean-Charles Jacques, architecte-urbaniste
          Jean Nouvel (cycle architectes contemporains)
  1. Jeudi 1er mars / Vincent Mayot, paysagiste
          Les carrières de Comblanchien au cœur des climats de Bourgogne.
  1. Mardi 3 avril / Patrice Bouillot, journaliste-chargé de communication
          La poste centrale de Dijon

 

ARCHIVES

« Dijon et son agglomération : Les mutations urbaines de 1968 à 1985 »

 

Michel  VISTEAUX

Docteur en aménagement et urbanisme
Directeur honoraire de l’Agence Intercommunale d’Urbanisme
Président d’Honneur d’ICOVIL

le  Jeudi 7 décembre 2017   de 18h15 à 20h00
à « La Nef » – place du Théâtre 21000 DIJON   entrée libre


Cette période extrêmement courte (rapportée à l’histoire d’une ville) est ponctuée par une succession d’événements qui ont suscité une profonde transformation de la société urbaine. Face à ces grandes mutations et aux attentes de la population, la manière de projeter et de « fabriquer » la ville a été substantiellement repensée. Ainsi, sont nées de nouvelles structures d’études et de décisions avec, corrélativement, la création de nouveaux documents concernant l’urbanisme et l’architecture. De nombreuses procédures instituées au cours de cette période, puis adaptées et améliorées ensuite, constituent encore le support des moyens d’intervention d’aujourd’hui.

La présentation de quelques grandes opérations emblématiques (réalisées sur l’ensemble de l’agglomération) permettra de mettre en évidence les enjeux, les stratégies, voire les difficultés rencontrées par les acteurs pour assumer cette mutation. Elles seront l’occasion d’illustrer, également, l’impérieuse nécessité pour les responsables d’adapter, continuellement, les unités urbaines aux évolutions nécessaires pour répondre aux besoins.

 

Jeudi 9/11 – 18h15 à 20h à la Nef, place du Théâtre

« Etat des recherches d’archéologie préventive sur le site de l’Hôpital du St Esprit de Dijon »

Conférence de Patrick Chopelain, archéologue INRAP, ArTeHis Université de Bourgogne

Fouille de l’ancien hôpital du Saint-Esprit, hôpital général de Dijon, future Cité Internationale de la Gastronomie et du Vin

L’hôpital du Saint-Esprit, établi, sur une ancienne île de l’Ouche fait partie, avec l’hôpital-aux-Riches, l’hôpital Saint-Fiacre (tous deux intra muros) et la léproserie de la Maladière (extra-muros), de la première génération des hôpitaux dijonnais. C’est le plus prestigieux de tous puisque de fondation ducale (1204) et confié à l’ordre du Saint-Esprit.

Deux populations particulières sont liées à l’histoire de cette fondation dès l’origine et avant qu’elle ne devienne un hôpital général sous le règne de Louis XIV : les enfants abandonnés appelés « bonnets rouges » et les pèlerins.
Ce premier hôpital fut l’embryon de l’hôpital général devenu CHU qui, avec des bâtiments bien plus vastes, resta en service à cet endroit jusqu’en 2015.

Les deux sondages, réalisés lors du diagnostic de l’automne 2013, ont permis de préciser les anciens plans. La surface prescrite à la suite de ceux-ci couvre l’ensemble du complexe hospitalier mais de façon partielle. Les constructions se présentent sous la forme d’un pseudo quadrilatère bâti compact et dense (60 m sur 30 m) avec quelques petites cours à l’intérieur.
Les deux bâtiments principaux sont la chapelle et la salle des malades : c’est un hôpital de bord de route et d’entrée de pont, situé extra muros.

La fouille, qui est en cours, a mis en évidence une partie de la cour centrale pavée. Autour de celle-ci ont été dégagés plusieurs bâtiments.
Sur la partie nord, la base d’un escalier à vis desservant les bâtiments du commandeur de l’hôpital a été mise à jour.

L’hôtel des commandeurs de l’ordre semble être un véritable logis seigneurial sur cour avec une tour servant notamment à abriter et protéger les archives et le trésor de l’hôpital, situé en dehors des murailles de la ville. Ce train de vie fit, d’ailleurs, l’objet de violentes attaques de la part de la « chambre des pauvres » municipale et fut à l’origine de la destruction de cette institution à la fin du XVIIIe siècle.

Patrick Chopelain, familier du site et si habile à faire revivre les siècles passés, nous fait découvrir les précédentes mutations de ce lieu… avant le grand chantier qui va de nouveau modifier sa physionomie et sa fréquentation.

 

Préalablement à la construction de la Cité de la Gastronomie, Patrick Chopelain a présenté ses campagnes de fouilles 2017 et leur intérêt dans la compréhension de l’histoire dijonnaise d’hier et d’aujourd’hui.

 

 

Les archives :

Jeudi  13  avril  2017 de  18 h 15  à  20 h 00  à « La Nef »
place du Théâtre 21000 DIJON
entrée libre

Jean-Charles JACQUES Architecte – urbaniste
ALVAR AALTO (1898-1976) : « Le paradis pour les petites gens »

 

Pendant  près  d’un demi-siècle Alvar Aalto a réalisé plus de 200 bâtiments,  essentiellement dans son pays natal, la Finlande. Il s’est distingué par une  exemplaire contribution à des questions essentielles de l’architecture toujours d’actualité, comme la relation du bâtiment au paysage, la liberté raisonnée du geste architectural, la domestication de la lumière, la dynamique des parcours et l’attention extrême portée aux usages les plus quotidiens. A ces préoccupations s’ajoutent la quête d’une « standardisation élastique », la participation à l’industrialisation de la Finlande puis à la gestion politique du territoire  et enfin la création de meubles.
Son rôle dans l’architecture du XXe  siècle est fondamental, il a su rendre humaine, habitable et compréhensible une modernité trop souvent éloignée de la réalité du monde.

 

ICOVIL_conférence_02-02-2017396

conférence_Laurent_ BOITEUX

Auguste PERRET

le jeudi 3 novembre 2016

 

 

Evolution du climat et construction des vignobles de la Côte-d’Or

chambertinpar Jean-Pierre Chabin, géographe
jeudi 19 mai 2016 à 18 h 15

à la Nef – place du Théâtre à Dijon

Dans le jeu complexe entre la nature et la société, quelle a été l’influence des changements de climat au cours des deux milKm 0 des climatsle dernières années sur les vignobles de l’actuelle Côte-d’Or ?
Après son implantation dans notre région au cours des Ier-IIe siècles, les phases climatiques chaudes-froides qui se sont succédé n’ont pas remis en cause la pérennité du vignoble.
Mais elles ont contribué à la mise en valeur d’une viticulture d’excellence sur la Côte, tout en provoquant des fluctuations majeures dans les vignobles périphériques de la plaine et des Hautes-Côtes.
Toutefois, au cours des deux derniers siècles, la volonté des hommes semble  peu à peu imposer son indépendance face aux évolutions climatiques… Jusqu’à ce que le réchauffement climatique contemporain change, probablement de façon fondamentale, la donne.
Question subsidiaire : quelle place occupe une ville comme Dijon, dont le destin est étroitement lié à celui du vignoble, dans cette dynamique générale ?

 

Photos Jean-Pierre Chabin / en haut: Le Chambertin début novembre 2015 / à droite: Dijon km 0 des Climats