ZAC du Belvédère
Programme « La ville pour les hommes » – Résidence Plein Ciel
La première phase, baptisée « La ville pour les hommes », voit le jour entre 1976 et 1978. Elle correspond à la création de 331 appartements locatifs, dans un contexte de forte pression démographique à l’échelle de l’agglomération dijonnaise. L’objectif est alors de rompre avec la logique des grands ensembles monolithiques, en proposant un quartier dense mais structuré par une diversité de formes d’habitat : logements collectifs de hauteur modérée, habitat intermédiaire et maisons individuelles s’y côtoient. L’implantation des bâtiments épouse la topographie du site, privilégiant les volumes étagés, les terrasses et les vues ouvertes sur le paysage, afin d’ancrer l’habitat dans son environnement naturel.
Un principe architectural fort organise l’ensemble : celui du cube, qui permet une grande variété de compositions (complet, ouvert, arrondis, …) et évite toute impression de répétition. Les bâtiments s’articulent autour de cheminements piétons, de placettes et d’espaces publics, favorisant la lisibilité du quartier et la qualité des usages quotidiens.
La seconde phase du projet prolonge et affine cette ambition avec la construction de la résidence Plein Ciel, comprenant 106 logements à loyer modéré. Réalisée par les mêmes architectes, elle s’inscrit dans une continuité formelle et urbaine avec la première opération, tout en affirmant plus nettement la dimension sociale du projet. Plein Ciel renforce la mixité résidentielle du Belvédère et confirme la volonté de proposer un cadre de vie qualitatif, accessible à des publics aux profils et aux revenus diversifiés.
Pensé comme un quartier à part entière, le Belvédère incarne ainsi une étape charnière de l’urbanisme des années 1970 : entre la production massive de logements héritée des Trente Glorieuses et l’émergence d’un urbanisme plus attentif au paysage, à l’échelle humaine et à la diversité des modes d’habiter.







