Histoire de Dijon

8. La ville moderne

En 1919, l’Etat impose aux villes l’élaboration d’un plan d’aménagement, d’extension et d’embellissement. Les préoccupations économiques et sociales, la diminution démographique, la vision restrictive que l’on a de l’avenir n’incitent pas à engager de grands bouleversements. L’aménagement des quartiers se poursuit sans grande volonté de planification.

Néanmoins, dans la seconde moitié des années vingt, quelques grands projets sont mis en chantier sur la base de nouvelles orientations urbaines inspirées notamment par des soucis d’hygiène.

Ainsi >

  • Le quartier de la Maladière témoigne d’une sensibilité nouvelle en matière d’habitat populaire
  • Le parc municipal de Montmuzard souligne l’importance accordée aux sports
  • Le lotissement-jardin de la cité des Bourroches met l’accent sur le logement social
  • L'adduction des eaux de la Saône permet de desservir les quartiers hauts de la ville
  • Des opérations de mise à l’alignement des rues anciennes du centre sont engagées
  • Construction d'une gare de tramways départementaux et quelques grands édifices publics et privés

En 1930, un premier projet de plan d’aménagement, d’extension et d’embellissement est proposé.

Les nouvelles techniques de constructions et les influences extérieures conduisent à des styles très éclectiques allant du néo-classique à l’Art nouveau, voire moderne. Les résidences des notables se construisent en marge de la cité ancienne dans les quartiers aérés ou en bordure des boulevards et avenues.

Dans cette période de l’Entre-deux-guerres, les entreprises agro-alimentaires et mécaniques créées à la fin du XIXe siècle poursuivent leurs activités, de nouvelles s’installent dans les faubourgs.

La crise de 1929, les troubles sociaux puis la Seconde Guerre mondiale marquent la fin d’une époque.

9. La ville extensive

Dès 1945, la ville entreprend quelques opérations de relogement et de construction sur la base de lotissement de maisons individuelles et de petits immeubles. On poursuit la réflexion sur la planification urbaine engagée bien avant la guerre et, en 1949, le plan élaboré avec le concours de l’urbaniste Georges Sébille est enfin pris en considération.

Mais le monde change, les besoins sont énormes et l’Etat prend les choses en main pour rattraper le retard considérable pris par la France en matière d’industrialisation et d’urbanisation. Pour s’efforcer de répondre rapidement à la crise du logement, on simplifie à l’extrême, voire on dénature, les théories du « Mouvement Moderne » portées en France par Le Corbursier. L’urbanisme fonctionnel s’impose : ici, les quartiers d’habitation, là les zones industrielles et un peu plus loin les grands équipements.

Dès 1945, la ville entreprend quelques opérations de relogement et de construction sur la base de lotissement de maisons individuelles et de petits immeubles. On poursuit la réflexion sur la planification urbaine engagée bien avant la guerre et, en 1949, le plan élaboré avec le concours de l’urbaniste Georges Sébille est enfin pris en considération.

Mais le monde change, les besoins sont énormes et l’Etat prend les choses en main pour rattraper le retard considérable pris par la France en matière d’industrialisation et d’urbanisation. Pour s’efforcer de répondre rapidement à la crise du logement, on simplifie à l’extrême, voire on dénature, les théories du « Mouvement Moderne » portées en France par Le Corbursier. L’urbanisme fonctionnel s’impose : ici, les quartiers d’habitation, là les zones industrielles et un peu plus loin les grands équipements.

C’est l’ère des Z.U.P. (zone à urbaniser en priorité) et de l’industrialisation du bâtiment, c’est l’époque où se construisent notamment :

  • Quartiers des Grésilles puis de la Fontaine d’Ouche
  • Zones industrielles Dijon-Longvic et Nord-Est où s’implantent de nouvelles activités qui prennent le relais des entreprises mécaniques et agro-alimentaires défaillantes
  • Campus universitaire de Montmuzard, le Centre hospitalier régional, les nouveaux grands équipements : lycées, collèges, marché de gros, palais des expositions, abattoirs…
  • Rénovation du quartier Clemenceau dont on réduira fort heureusement le programme…

Comme partout, c’est l’apothéose du superlatif : plus haut, plus grand, plus vaste… dans l’euphorie exponentielle de la période dite des « Trente Glorieuses ». Dans ce contexte de croissance illimitée, on projette notamment la création d’une ville nouvelle dans la vallée des Tilles et la réalisation d’une autoroute urbaine traversant la ville de part en part.

En 25 ans à peine, l’agglomération double sa surface urbanisée. Par chance, la ville stoppera à temps ces projets « pharaoniques » pour s’engager progressivement vers des opérations plus conformes aux aspirations de la population.

10. La ville recomposée

Au début de la décennie 1970, la ville de Dijon “rejette” la démesure et choisit de faire vivre le centre ancien revalorisé en harmonie avec son agglomération. Cette nouvelle orientation assez vite banalisée, qui prend à contre-pied les principes et pratiques antérieurs, conduit à un changement radical des concepts, des méthodes et des échelles territoriales.

La ville s’appuie sur ses Services et sur l’Agence intercommunale d’urbanisme pour engager l’élaboration de nouveaux documents d’urbanisme : plan d’occupation des sols rendu public dès 1975, mise au point du plan de sauvegarde et de mise en valeur du secteur sauvegardé, élaboration de divers documents d’orientation tels que plan vert, plan de référence, programme local de l’habitat, plan de déplacement, etc.

Cette nouvelle politique urbaine se concrétise par de multiples actions et opérations et, notamment, sur le plan des aménagements urbains par :

  • Revalorisation et la dynamisation du centre ancien pour le faire vivre en harmonie avec la ville et son agglomération
  • Constitution d’une ceinture verte sous la forme de grands parcs périurbains
  • Aménagement de nouveaux quartiers d’habitation et d’activités qui intègrent des notions d’aménités et d’écologie urbaines
  • Restauration, la requalification et l’équipement des quartiers existants
  • Insertion du logement locatif social dans le contexte de la ville
  • Mise en place d’un vaste projet urbain composé d’un centre commercial de la dernière génération, d’un parc de loisirs, d’un parc technologique et de deux quartiers d’habitation, connus sous le nom générique de la Toisond’Or
  • Edification, à côté du plain des Congrès et des Expositions profondément modernisé, d’un Auditorium à la pointe des techniques actuelles

Tout à la fois, Dijon s’étend, se transforme, s’aménage, se requalifie pour trouver un équilibre, une dynamique urbaine et affirmer son rôle de capitale régionale de la Bourgogne.

Want create site? Find Free WordPress Themes and plugins.
Did you find apk for android? You can find new Free Android Games and apps.